lundi, 06 octobre 2008
En route ...
Et bien pour ce coup-ci, il ne s'agit pas d'un voyage raconté en live, comme la Nouvelle-Calédonie, ou en léger différé, comme le Kamtchatka. Non, ce sera un récit de souvenir. En effet, cette virée au Canada date de cette époque de l'année, à peu près, mais quatre ans en arrière, c'est à dire d'octobre 2004.
Donc, départ par une journée maussade, de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Montréal - Mirabel, au Québec ...
Mais revenons quelques temps en arrière. Tout d'abord, il s'agissait d'un voyage professionnel. A la base du moins. Car pour être franc, nous avions décidés, deux collègues et moi, de jouer quelque peu les prolongations.
L'objet du déplacement était un congrès scientifique. Trois jours, dans le cadre plutôt sympa d'un Grand Hôtel , le Manoir Richelieu à Point à Pic, à quelques centaines de kilomètres au nord de Québec, vers l'embouchure du Saint-Laurent. J'avais eu l'opportunité, cette année-là, de gérer un dossier pour le compte d'une boite privée. Un projet d'implantation d'un cyclotron dans mon bled pour la production de radiotraceurs pharmaceutiques. Le projet n'a pas abouti, la boite était un peu space, d'ailleurs j'en ferai peut-être un billet dans mon blog. On voit de drôles de choses parfois dans le monde économique libre ... Quoi qu'il en soit, l'argent obtenu m'avait permis de nous payer le voyage et les frais d'inscription au congrès, à mes deux collègues et moi. Nous étions près d'une dizaine de notre service à nous rendre à ce congrès. Chacun avait financé par divers moyens son déplacement.
A petit moyen, petit budget. Alors que les mieux nantis de nos compères devaient faire le voyage sur des vols réguliers, qui d'Air France, qui d'Air Canada, nous avions été obligés, nous, pauvres prolétaires de la science, de nous rabattre sur une compagnie charter canadienne faisant un vol régulier entre Lyon et Montréal. On économisait ainsi sur le billet et sur le trajet jusqu'à l'aéroport. Et aussi sur le parking, ma sœurette ayant le bon gout d'habiter la capitale des Gaules, nous pouvions laisser ma voiture chez elle, mon beau-frère nous conduisant à St-Ex, et nous y récupérant au retour.
C'était la première fois que je prenais un vol charter. Et bien, après le retour, je décidai que ce serait la dernière. Parce que figurez-vous qu'une grande bringue comme moi, et bien ça ne tient pas entre deux rangées de sièges de charter. Tel le supplicié du moyen-âge enfermé dans une cage où l'on ne peut rester ni debout ni assis, je subis stoïquement les huit heures de vol. Mes vingt-trois heures de vol pour Nouméa, cette année, furent une partie de rigolade en comparaison.
Quand on se rend aux Amériques, malgré le vol de huit heures, on arrive deux heures après être parti. Certes la journée est longue, mais il n'est pas désagréable d'arrivé en première moitié d'après-midi quand on est parti vers treize heure.
Et puis, histoire de rigoler un coup et de se dérouiller les guiboles ..., et bien c'est une limousine qui nous attendait à l'arrivée. Une vraie de vraie. Ben c'est l'Amérique, quoi ! Tout pour la frime et le toutim ...
Vous ne me croyez pas ? Ben regardez ...
Bon, faut être honnête ... En fait, la collègue avec qui on était avait une tantine vivant au Canada, à Montréal plus précisément. Les hasards de la vie est des familles nombreuses d'autrefois ont fait que la tantine en question n'était en fait guère plus âgée que la collègue. La tantine, vivait avec un tonton, et à eux deux, ils géraient une petite entreprise de service de limousines ... Ceci explique cela ...
11:34 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

